Venir à bout du mal de dos en 5 étapes

Venir à bout du mal de dos en 5 étapes

« J’en ai plein le dos » dites-vous ? Hé bien sachez que cette expression bien française en dit long. Loin d’être anodine, elle est le reflet de maux émotionnels que l’ont vit très souvent de manière récurrente. Compétitivité oblige, le stress de la vie quotidienne est malheureusement une grande source de mal-être et de maladies en tout genre. A force d’accumulation, nous sommes comme « écrasés » sous le poids des préoccupations, et le dos est le premier à en faire les frais ! Douleurs, névralgies, blocages… Quand la souffrance devient un calvaire, on en vient rapidement aux traitements médicamenteux lourds, entre antalgiques et anti-inflammatoires. Alors, la question qui se pose est la suivante : la naturopathie peut-elle apporter une réponse naturelle ? Des éléments de réponse en cinq étapes. Mais attention, chaque cas est particulier et nécessite une étude individuelle.

1 – Déterminer la potentielle source du mal de dos en amont

Dans toute démarche de naturopathie, la première chose faite par les spécialistes est l’identification avec la personne souffrante, de la source de son mal en amont. Car c’est d’ici que débute le dérèglement du fonctionnement de l’organisme. Il faut alors se poser des questions de fond, à savoir ce qui pourrait ne pas fonctionner dans notre vie. Tristesse, deuil, rejet et humiliation, jalousie ou désamour, angoisse et peur, injustices, etc. Une fois la source identifiée, viennent alors les conseils adaptés à la situation. L’écoute d’un psychologue est souvent préconisé pour aider la personne à avancer vers le « mieux être ». La méditation et le yoga peuvent aussi être une source de guérison non négligeable. La phytothérapie et certaines plantes peuvent elles aussi apporter une réponse douce et entièrement naturelle, tout en agissant sur le système nerveux. Sans oublier bien sûr l’hygiène de vie.

2 – L’hygiène de vie, la clé du bien « être » du dos

Le mal de dos est aussi lié à l’hygiène de vie, clé d’une bonne santé générale. L’alimentation et la sédentarité sont deux sujets que le naturopathe inclut dans tous ses protocoles. Avec le développement du travail sur internet, nous plongeons malgré nous dans la sédentarité. Statiques devant nos postes du matin au soir, et pour bon nombre encore devant la télévision en rentrant du travail, nous oublions trop souvent que notre corps a besoin de mouvements. La sédentarité répétée est source, sur le long terme, de maladies dégénératives et/ou fonctionnelles, et le dos en supporte les conséquences. La marche à pied, la natation, mais aussi le vélo, sont des sports non violents qu’il faut pratique lorsqu’on a des douleurs dorsales. Deuxième point important, l’alimentation. L’excès de gras vas former des amas graisseux au niveau du dos et occasionner des douleurs et névralgies. Les matières grasses cuites et la viande rouge sont à éviter lors d’un protocole de soins pour lutter contre le mal de dos. Au programme : des fruits et légumes, et une bonne hydratation. Bien sûr, on observera aussi un jeun d’alcool, et le tabac est à proscrire. Passons maintenant aux traitements de fond.

3 – Les fleurs de Bach pour faire face au stress

C’est prouvé, le stress est un vecteur récurrent et déclencheur de diverses maladies. Pouvoir, argent, vitesse et compétitivité, c’est le lot quotidien de bon nombre d’entre nous, et le dos est le premier à en faire les frais. Certaines plantes sont réputées pour calmer le système nerveux, notamment sous forme d’élixirs floraux comme les fleurs de Bach. Ces mélanges hydro-alcooliques sont destinés à rétablir l’équilibre émotionnel de l’organisme. Personnellement, en cas de gros coup de stress, j’ai toujours avec moi le très réputé remède Rescue. Pour un stress récurrent et latent, je conseille le remède numéro 71. Les fleurs de Bach agissent comme traitement de fond, et la phytothérapie peut être une réponse intéressante pour soulager l’inflammation et la douleur.

4 – Phytothérapie : les plantes médicinales

Autant que faire se peut, certaines plantes médicinales reconnues ont la capacités de soulager les inflammations et la douleur du dos. De par leurs vertus anti-inflammatoires, antalgiques (pour lutter contre la douleur), mais aussi diurétiques (pour améliorer l’élimination et drainer le foie), elles agissent efficacement comme décontractant musculaire.

• La reine des prés est la reines des plantes anti-inflammatoires.
• Les feuilles de cassis sont elles aussi anti-inflammatoires, en plus d’être drainantes.
• Les feuilles de frêne possèdent des vertus anti-rhumatismales.
L’achillée millefeuille agit efficacement comme décontractant musculaire.
L’harpagophytum possède des propriétés apaisantes, elle améliore la souplesse articulaire.
Le bourgeon de cassis améliore la souplesse des ligaments et des tendons.

On trouve ces plantes en vrac dans les herboristeries et certains magasins bio, Sinon, il est possible d’en trouver sous d’autres forme galénique : poudre de plantes en gélules, extrait liquide, ou encore macérat.

Sous forme homéopathique, l’Arnica Montana en 15ch est aussi très efficace. Prendre 5 granulés toutes les 2/3 heures en cas de douleur intense.

5 – Huile de massage home-made pour soulager la douleur

Pour soulager le mal de dos localement, je recommande une une huile de massage thérapeutique anti-douleurs, à base d’huiles essentielles et huiles végétales.

Dans un contenant de 50ml, ajouter 40ml de macérat d’arnica, puis :

– 10 gouttes d’huile essentielle d’immortelle (Helichrysum italicum) => Favorise la circulation sanguine. C’est aussi l’anti-hématome le plus puissant actuellement connu. Elle est aussi anti-inflammatoire.
– 15 gouttes d’huile essentielle de katrafay (Cedrelopsis grevei) => Tonique, antalgique, anti-inflammatoire.
– 15 gouttes d’huile essentielle de poivre noir (Piper nigrum) => Favorise la circulation sanguine, stimulante et anti-douleurs.
– 10 gouttes d’huile essentielle de romarin camphré (Rosmarinus Officinalis Ct Camphor). => Favorise la circulation sanguine, décontractant musculaire, souplesse des articulations.

Masser les zones endolories 3 fois par jour avec cette huile. Attention, les huiles essentielles peuvent être dangereuses pour la santé. Lire les précautions d’emploi avant toute utilisation.

Note : ce mélange est à éviter en cas de fièvre et de doute d’avoir contracté le Covid-19.

Source d’inspiration de ces conseils : mes cours d’herboristerie suivis à l’Ecole Lyonnaise de Plantes Médicinales en 2018. Attention toutefois, ces conseils ne pourront en aucun cas remplacer une prescription médical et le savoir faire d’un professionnel de santé.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.